
Aujourd’hui, 9 Français sur 10 savent ce qu’est un défibrillateur, mais 88 % d’entre eux ne veulent pas s’en servir par méconnaissance ou par peur de commettre une erreur. La peur de poursuites pénales en cas d’erreur ou de décès n’incite pas les citoyens à passer à l’action lorsqu’ils sont témoins d’une crise cardiaque.
Face à un taux de survie encore trop faible, l’État a créé un statut de citoyen sauveteur qui protège les citoyens qui procèdent aux gestes de premiers secours contre le risque de poursuites judiciaires. Voici ce qu’il faut retenir.
En quoi consiste le statut de citoyen sauveteur ?
Inciter les citoyens à porter secours spontanément aux victimes d’arrêt cardiaque
Inscrit dans la loi 2020-840 du 3 juillet 2020, le statut de citoyen sauveur a pour but d’inciter la population à effectuer les gestes de premiers secours sans risquer des poursuites judiciaire en cas de préjudice non intentionnel causé à la victime.
En incitant les Français à agir et à promulguer les gestes qui sauvent aux personnes victimes de mort subite, le Gouvernement espère sauver plus de vies et réduire la non-assistance à personne en danger. La réalisation d’un massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur pourraient faire passer le pourcentage de survie à plus de 50 % (soit 5 fois plus qu’actuellement).
Sensibiliser les citoyens aux gestes qui sauvent
Lors d’une crise cardiaque, mieux vaut pratiquer un massage cardiaque, même imparfait, que ne rien faire en attendant les secours. En effet, chaque instant compte puisque chaque minute qui s’écoule diminue les chances de survie de la victime de 10 à 12 %.
Vous l’aurez compris, la sensibilisation et la formation aux gestes qui sauvent jouent un rôle crucial dans l’intervention des citoyens. Pour cela, l’État s’engage à ce que 80% de la population soit formée aux premiers secours dans un délai de dix ans.
Comment peut-on devenir citoyen sauveteur ?
Grâce à la formation aux gestes de premiers secours
Afin de sauver plus de vie, l’Etat français souhaite former les citoyens dès le plus jeune âge. L’apprentissage des gestes de premiers secours commence désormais dès l’école primaire dans les établissements publics et privé. Cette première sensibilisation est un début pour former les sauveteurs de demain.
Dans les entreprises, les salariés sont également invités à se former aux gestes de premiers secours.
Mais la formation aux gestes qui sauvent n’est pas réservée qu’aux sauveteurs secouristes du travail. Grâce au travail de nombreuses associations comme la Fédération Française de Cardiologie mais aussi les professionnels du secourisme et de la santé, les Français sont de plus en plus nombreux à suivre des formations pour porter assistance aux victimes.
Inciter les Français à télécharger les applications qui sauvent
Pour devenir citoyen-sauveteur, il est également possible d’être référencé sur des applications de géolocalisation comme Sauv Life, Permis de Sauver ou encore Staying Alive. Ces applications recensent les citoyens sauveteurs volontaires et leur niveau de formation pour faciliter la gestion des urgences.
Grâce à l’augmentation du nombre de DAE accessibles à tous
Le temps d’intervention est précieux pour sauver une victime d’un infarctus. Pour cela, il est important que chaque citoyen puisse trouver un défibrillateur rapidement afin d’effectuer les premiers gestes. Des applications mobile comme Permis de Sauver recensent les défibrillateurs à disposition du public dans le monde entier.
Même si les DAE sont obligatoires dans les ERP, il est urgent et nécessaire d’en banaliser la présence dans les entreprises et d’augmenter leur nombre sur la voie publique.
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